La tarification sociale du transport en commun : favoriser l'accès au travail

La tarification sociale du transport en commun : favoriser l'accès au travail

 

Nous avons profité de l’occasion offerte par la Commission du transport de la Communauté métropolitaine de Montréal pour nous prononcer sur les enjeux de la tarification sociale du transport en commun. Comme Centre de gestion des déplacements, nous nous concentrerons sur les enjeux d’accessibilité économique au transport en commun pour les travailleurs à faible revenu.

Il nous apparaît clair qu’une tarification sociale du transport en commun serait bénéfique pour une part importante des travailleurs de la région métropolitaine et leur famille. Une telle tarification, en réduisant le fardeau du coût du transport, favoriserait non seulement l’accès au travail mais également la sécurité alimentaire et l’accès à des logements adéquats et réduirait les risques d’exclusion sociale.

Favoriser l’accès à l’emploi de plus de résidents de la région de Montréal serait aussi bénéfique pour les entreprises et toute l’économie de la métropole. En cette période de pénurie de main-d’oeuvre, notamment dans le secteur manufacturier qui constitue la base de l’activité économique, il est primordial de permettre à tous, également aux travailleurs moins qualifiés, d’occuper un emploi… et de s’y rendre à coût raisonnable!

Pour consulter le mémoire et les recommandations.

Nos recommandations

Afin d’éviter que des travailleurs à faible revenu (qui ne peuvent assumer une dépense élevée d’un seul coup) dépensent plus, par mois, que le coût d’un titre mensuel en achetant plusieurs titres hebdomadaires consécutifs :

1) Que le coût du titre hebdomadaire soit établi de manière à ce que leur achat consécutif au cours d’un même mois soit équivalent au coût d’achat d’un titre mensuel.

2) Que le coût total des achats de titres de transport en commun au cours d’un même mois soit plafonné au coût de la carte mensuelle.

Étant donné que la majorité des travailleurs à faible revenu ont des enfants à charge, afin de réduire les coûts du transport du ménage :

3) Que la gratuité soit offerte pour les enfants de 6 à 16 ans des ménages à faible revenu.

Enfin, certains secteurs où se trouvent une forte concentration de travailleurs à faible revenu sont mal desservis par le transport en commun, ce qui réduit évidemment la mobilité de ces travailleurs. Même si cette proposition ne concerne pas directement la tarification, il nous semble important de recommander :

4) Que la desserte en transport en commun soit améliorée dans les secteurs où habitent une forte concentration de travailleurs et de travailleuses à faible revenu.